LB_Egypte3_1De retour d’Egypte,

Les coptes forment 15% de la population égyptienne. Ils font remonter leur Eglise à la prédication de Marc, l’auteur du deuxième évangile. Il serait venu au 1er siècle prêcher l’Evangile à Alexandrie, une ville romaine et cosmopolite au bord de la Méditérannée. Au cours des siècles suivants, la foi chrétienne est remontée le long du Nil. Rapidement le mouvement monastique a pris un essor important dans l’église copte avant de gagner les chrétiens des pays voisins. En ce début du 21ème siècle, les monastères connaissent un renouveau important en Egypte. Des jeunes s’y engagent et les fidèles y affluent pour demander la bénédiction des moines. Sociologiquement, on peut mettre ce renouveau en relation avec la grande difficulté des jeunes hommes à se marier. Pour envisager une vie de couple, il faut disposer d’un appartement. Et la plupart n’en ont pas les moyens. Mais l’explication principale du renouveau monastique réside probablement dans la pression très forte qu’exerce l’islam. Cela pousse les coptes à chercher qui ils sont et à revenir à leurs racines et aux écrits des Pères de l’Eglise qui étaient des moines. Parmi les racines spirituelles qui touchent aussi beaucoup les coptes, il y a la fuite en Egypte de Joseph, Marie et Jésus pour échapper à Hérode. Ils sont fiers que leur pays ait été une terre d’accueil et un havre de paix pour le Fils de Dieu. Dans les églises, ornées de beaucoup de peintures, on trouve presque toujours une image comme celle de cette mosaïque. On peut légitimement adopter des positions différentes sur la politique d’asile. Mais quand il y a dans nos villages une famille comme celle de Joseph et Marie, il nous faut nous approcher d’elle. Que cette image soit pour nous une invitation à tendre la main à celles et ceux qui ont dû fuir, à chercher à les connaître et les bénir, en ayant une pensée pour ceux qui ont accueilli Jésus.