Vendredi 30 juillet 2021

Prisonnier de l’Evangile (Actes 26,24-32)


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Au moment crucial de vérité, Paul est accusé de folie. Pas de problème pour lui, car comme il l’écrit dans 1 Co 1,18 «le langage de la croix est folie…» et il pourrait ajouter: celui de la résurrection tout autant. Cette parole du Christ ressuscité est inaudible aux oreilles du romain Festus, tandis qu’elle pourrait trouver écho dans celles d’Agrippa, plus au fait des événements autour de Jésus. Festus imagine que Paul spécule du fait de sa formation poussée… et s’égare dans ses pensées. La raison de la foi échappe à Festus, car elle traite de l’irrationnel qui se soustrait à la maîtrise humaine et conduit à laisser place au divin, autrement. Ce long témoignage de Paul a pour but d’annoncer le Christ souffrant, mort et revenant à la vie… en faveur de toutes les nations. Cela dépasse l’entendement de l’époque où le religieux ne peut se faufiler en dehors du pouvoir temporel. La concurrence religieuse représentée par cette affirmation universelle de la foi en Jésus dépasse alors les simples querelles des clochers juifs, dont il n’est plus question ici. Or, Paul ne prétend pas proposer une conquête des territoires par la religion, mais il désire faire entendre des paroles de vérité et de sagesse devant les grands de ce monde. Agrippa est à deux doigts d’adhérer à cette nouvelle foi, mais ne peut y consentir devant ce parterre de choix. Osons-nous encore affirmer ce qui est au cœur de notre foi dans les échanges que nous avons avec les autres?

Jean Biondina

Prière: Rends, Seigneur, ma parole libre et inspirée par toi.  

Référence biblique : Actes des Apôtres 26, 24 - 32

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